Viols-et-espoir

Viols-et-espoir

Un vague souvenir


  L'injustice. C'est une notion que tout le monde connait plus ou moins. Pour ma part, je l'ai souvent subi. J'ai un peu l'impression que dès qu'on nous a pourri un bout de nous-même à cause d'une injustice, on se sent vite gangréné par toutes les autres injustices qui s'abattent inlassablement sur nous après.

Les injustices ne disparaissent jamais de notre tête. Tout comme le mépris. Ce sont deux choses dont on ne peut pas guérir. Enfin, en tout cas, moi, je ne peux pas. C'est comme si toutes ces attaques creusaient des trous dans mon être et que rien ne pouvait "repousser" à la place. Je me rend compte que la sensation est la même que lorsque l'on a voulu me tuer. Même si je ne suis pas morte, on m'a tuer quelque chose en moi quand même. Un vide, qui ne s'est jamais comblé à l'heure actuelle, s'est créé. Chaque injustice crée d'autres vides. En fait, à force, je ne sais même pas ce qui me tient en vie... Je me nourrie tellement de ce vide que j'en viens à être persuadée que personne ne peux m'aimer telle que je suis. Tout le monde a peur du vide...

Un jour, on m'a comparé à une autre fille qui était bien vivante, joyeuse, colorée... On m'a dit que j'étais une "merveilleuse nuit noire étoilée" et qu'elle, c'était "un beau ciel bleu". On m'a préféré le "beau ciel bleu"... Je serais toujours comme cela, un trou vide ou une infinie noire. Personne ne veux de cela. On se contente simplement de faire avec. C'est mieux de vivre avec le néant que d'être le néant soi-même. ça rassure au final... Je me considérerais toujours que comme un pis aller. Je crois que je resterais avec ce sentiment tatoué en moi que je me contente de démolir la vie des gens. Ok, après coup, ils reconnaissent que je les aient fait progresser. Mais, ça, ils ne le pensent pas de suite. ça ne vient qu'après profondes réflexions. Chez trois personnes cela s'est produit : il a fallu minimum un an pour reconnaitre que non, je ne m'étais pas contenté de leur détruire leur vie.
Alors oui, je ne suis qu'une nuit étoilée. Je ne pourrais jamais être un beau ciel bleu... Même si cette idée me ronge, ça n'est que la vérité. Vérité qui se base sur des preuves...

Se sentir seule avec les autres, c'est déjà une chose... Mais, se sentir seule avec soi-même, c'est tout bonnement affreux.

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24/10/2013
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