Viols-et-espoir

Viols-et-espoir

I'm lost in my mind


  Il y a des jours, voir des semaines, on vous êtes étranger à vous-même. Une nouvelle, une échéance, une parole échangée, une conversation raté et c’est la chute inexorable dans le néant. Votre néant…




Écrire, et le publier de manière publique, c’est une sorte d’appel au secours. Une façon de dire que l’on ne va pas bien sans en parler directement. Sans devoir utiliser des mots concrets pour expliquer. Et surtout ne rien attendre en particulier de personne. Une sorte de sursaut de l’égo pour se dire qu’on ne va pas crever comme ça, seule, sans au moins avoir le regard curieux d’un péquenaud sur nous. 
Je suis tiraillée entre cette envie de continuer à faire semblant, d’envoyer du rose, des paillettes, des chatons et des conneries histoire de faire genre que ma petite vie à la con continue sans heurts; mais en même temps, la fatigue et le ras le bol hurlent « À quoi bon ? ». 
Pourquoi je fais ça ? Parce qu’on est désappointé face à quelqu’un qui chiale ? Parce qu’on aime tout bonnement pas ça ? Parce que les gens ont leur propres emmerdes et donc, autre chose à faire ? Parce que j’ai envie de sauver les apparences ? Mais quelles apparences ? Ou plus prosaïquement, parce que je n’ai pas envie qu’on me pose de questions…



J’ai envie de m’enterrer avec ma douleur et mes souffrances qui me dépassent. Je ne supporterais les solutions micro-ondables pour aller mieux. Les « Tu as fais ci ou ça ? », « Tu devrais… », ou l’habituel « Tu n’as pas d’autres choix que d’avancer ! ». On a toujours le choix… Je refuse d’être incomprise une fois de plus… Devoir se justifier, légitimer sa souffrance pour avoir l'impression d'avoir le droit de la vivre pleinement. J'ai envie de ne pas avoir à culpabiliser que les gens ne puissent rien faire pour m'aider, si jamais ils leur venaient l'idée d'avoir envie de m'aider. Je veux pouvoir me laisser le temps et le droit d'aller mal. 
Je veux simplement me foutre en boule dans un coin de ma chambre. Me protéger de toutes les aiguilles extérieurs qui me transpercent de toutes part. M’endormir au milieu de mon univers rassurant et croire, qu’un jour, j’aurais enfin une vie qui ressemblera à quelque chose…

En attendant, je vais peut-être essayer d'arrêter de faire semblant…

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05/06/2016
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